Sénégal : Sonatel et le retour de l’Etat

L’information :

Source : Agence Ecofin – www.agenceecofin.com/gestion-publique/2209-22946
La fin de concession d’Orange sur Sonatel au centre d’une réunion présidée par Macky Sall

• – lundi, 22 septembre 2014

(Agence Ecofin) – La semaine dernière, le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a réunit huit de ses ministres pour échanger sur le dossier de fin de concession d’Orange sur la Société nationale des télécommunications Sonatel en 2017. La rencontre qui s’est tenue au palais présidentiel a regroupé le Premier ministre, le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre délégué en charge du Budget, celui des Affaires étrangères, celui des Postes et Télécommunications, le ministre directeur de cabinet et le ministre Secrétaire général de la Présidence. À leurs côté, les administrateurs de Sonatel pour le compte de l’Etat.

Pendant les trois heures qu’ont duré les échanges, le président de la République a tenu à faire comprendre à ses ministres l’importance que revêt l’opérateur historique pour le pays. Il a déclaré à cet effet qu’à travers la ré-étude du dossier de convention de concession de service public d’Orange sur Sonatel, « il s’agit de mettre en avant l’intérêt stratégique et financier du Sénégal, tout en veillant à la viabilité du modèle économique du partenaire (…) Pour les négociations à venir, je veux que le passé nous serve d’enseignement en terme de prudence, de gouvernance et d’éthique. La reddition des comptes s’appliquera à tous les acteurs du processus ».

Avant une éventuelle reconduction du contrat de concession d’Orange sur Sonatel, Macky Sall a instruit le Premier ministre de procéder à l’inventaire du patrimoine des télécommunications de l’Etat du Sénégal dans le cadre de l’évaluation de cette convention de concession : il s’agit d’élaborer, avant le 10 octobre 2014, un plan de négociation comportant « des hypothèses objectives, soutenables et économiquement viables », aussi bien pour l’Etat que pour l’opérateur privé, définir un nouveau cahier de charges qui prendra en compte la problématique de l’emploi, du service universel, de la protection des données personnelles, l’externalisation.

D’ici le 17 octobre 2014, il a été demandé à l’Autorité de régulations des télécommunications et de la poste (Artp) de finaliser le dispositif de monitoring des appels et du trafic électronique qui est en cours d’installation et de proposer «un modèle d’appréciation technique de l’offre financière que fera le postulant à la nouvelle convention de concession».
Lire aussi
24/04/2014 – Sénégal : l’Etat a pris « toutes ses dispositions » pour reprendre le contrôle de Sonatel à Orange

Voir ci-dessous :

Sénégal : l’Etat a pris « toutes ses dispositions » pour reprendre le contrôle de Sonatel à Orange

- jeudi, 24 avril 2014

(Agence Ecofin) – La concession d’Orange sur la Société nationale des télécommunications Sonatel prend fin en 2017. Cela veut dire que l’opérateur historique des télécommunications appartiendra de nouveau entièrement à l’Etat. Afin de bien gérer cette étape qui annonce un retour des pleins pouvoirs de l’Etat sur Sonatel et conserver l’actuel caractère, fort productif, de cette entreprise télécom, Cheikh Bamba Dièye, le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, a déclaré que toutes les dispositions nécessaires ont été prises par l’Etat du Sénégal.

Un arrêté a été demandé au Premier ministre afin qu’à cette étape cruciale, tous les acteurs travaillent ensemble pour aider la Sonatel à conserver le rayonnement financier qu’elle a gagné au fil des années en Afrique de l’Ouest. Il a indiqué : « Nous sommes parfaitement informés sur ce que France Télécom propose en matière de modernisation, car ils sont dans un grand groupe (…) Mais chaque élément posé doit être regardé avec toute la réserve et la froideur qu’il faut, pour voir ce qui est pertinent, sur le fait de matérialiser et de généraliser l’ensemble des activités, de les uniformiser (….). La Sonatel reste une entreprise sénégalaise avec des billes sénégalaise à l’intérieur, et c’est pourquoi toute croissance économique au niveau de la Sonatel est immédiatement répertoriée dans notre économie nationale ». D’où l’importance de conserver l’ancrage territorial de Sonatel et son contrôle par l’Etat.

Les déclarations du ministre de la Communication et de l’Economie numérique semblent épouser les idées des travailleurs de la Sonatel qui, farouchement opposés au programme d’externalisation d’Orange qui fragiliserait le tissu économique du pays, avaient appelé l’Etat à reprendre le contrôle de l’opérateur historique.
Cependant, il n’est pas exclu que l’Etat renouvelle le contrat de concession d’Orange sur Sonatel. Le 16 avril dernier, Stéphane Richard, le président directeur général d’Orange, reçu en audience par Macky Sall, le président de la République, a assuré que le groupe français des télécommunications tenait à contribuer encore au développement national et international de la Sonatel.

 

Mon commentaire :

L’échéance de la Délégation de service public (DSP) de la Sonatel devient un sujet intéressant à suivre à beaucoup d’égards avec, en arrière- plan, le retour de l’Etat dans ses prérogatives, afin d’assumer son rôle moteur de l’économie et d’élaborer sa stratégie du développement. Pour ses responsables actuels, il ne fait pas de doute que le secteur des télécommunications fait partie intégrante de cette stratégie. On est bien loin des discours aussi emphatiques que nébuleux d’Abdoulaye Wade …

Ainsi ce pays envisage de tourner le dos à la doxa néolibérale qui prévaut depuis 25 ans, imposée par institutions financières mondiales, et mise en œuvre avec zèle par l’UIT dans le secteur des télécommunications. On suivra donc avec un grand intérêt, et bien au-delà des frontières du Sénégal, le choix des autorités nationales et des responsables de Sonatel.

Parmi les éléments de l’inventaire à réaliser en vue de la la prise de décision des autorités l’article ne mentionne que les valeurs patrimoniales, les actifs financiers, le rôle et le poids économique de l’opérateur national dans la perspective d’une prise de décision quant à son statut futur. Il relève en particulier la vocation de l’opérateur national à continuer d’être le moteur du développement du pays.

Cette vocation est cependant largement conditionnée par la capacité et l’expertise du personnel de la Sonatel -agents, techniciens, cadres et dirigeants- pour planifier et mettre en œuvre son réseau. Ces mêmes qualités sont requises pour le gérer, l’étendre et le développer. Deux objectifs doivent être visés : d’une part il faut compléter le réseau dorsal en fibres optiques en le complétant par une organisation opérationnelle efficace, d’autre part il faut créer les réseaux d’accès à cette infrastructure nationale afin d’y connecter les utilisateurs privés, les entreprises et les services publics. Enfin, l’organisation –fonctionnelle et opérationnelle- est un troisième facteur déterminant pour la prise de décision. C’est elle qui, combinée avec le patrimoine et les ressources humaines, permettra à la Sonatel de remplir ses missions sur l’ensemble du territoire national :
- fournir un accès conforme à leurs besoins aux particuliers, aux entreprises, aux entités administratives et éducatives, aux collectivités locales et aux services gouvernementaux ;
- maintenir le niveau de qualité du réseau pour garantir la qualité de service (QS) nécessaire aux services acheminés, de même que sa disponibilité, c’est-à-dire assurer son fonctionnement normal quasi permanent ;
- assurer la formation permanente du personnel, entretenir ses capacités, et motiver les agents, techniciens et cadres, en tant que garants d’une entreprise citoyenne au service des acteurs socio-économiques et politiques de leur pays ; en échange, le personnel bénéficiera de la reconnaissance de ses activités et fonctions, ainsi que d’une juste rémunération.

Dans cette perspective, l’apprentissage des métiers, l’enseignement professionnel et la formation spécialisée sont des facteurs déterminants. Le Sénégal dispose d’établissements dont la qualité est reconnue. Il dispose en outre, pour les formations spécialisées et supérieures de l’Ecole Supérieure Multinationale des Télécommunications (ESMT), un pôle d’excellence par principe, que l’on aimerait voir jouer un rôle de tout premier plan dans la mise en œuvre de l’évolution préconisée ci-dessus. Elle sera alors un véritable vivier non seulement pour les cadres et ingénieurs du Sénégal, mais pour les pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale qui s’inspireront de l’exemple du Sénégal et auront comme priorité la formation de leurs cadres afin qu’ils soient en capacité d être des acteurs, engagés et efficaces, du développement de leur pays.

Il reste un point important pour statuer sur l’évolution souhaitée par les autorités du Sénégal et par une (bonne) partie de la société civile : l’avis du personnel de la Sonatel. Il est le premier concerné dans cette nouvelle voie et sans son concours et son engagement cette réorientation des finalités de leur entreprise est vouée à un échec patent.
Je rappelle pour compléter l’information, sa prise de position exprimée dès décembre l’année dernière et rapportée par l’Agence Ecofin :

Sénégal : les travailleurs appellent l’Etat à reprendre le contrôle de la Sonatel

• jeudi, 19 décembre 2013

(Agence Ecofin) – Toujours farouchement opposés au programme d’externalisation programmé par Orange sur la société nationale des télécommunications (Sonatel), les travailleurs de l’opérateur historique se sont tournés vers l’Etat.
Le 18 décembre 2013, ils l’ont appelé a reprendre le contrôle de la société nationale des télécommunications. Ceci, en rachetant déjà les 9 % d’actifs « vendus en catimini » à France Telecom en 1998. Ce sont ces 9% qui auraient donné à France Télécom aujourd’hui Orange, le contrôle de 42,33% du groupe. L’Etat n’en détient plus que 27% tandis que le reste des actions est partagé entre d’autres investisseurs.
Pour les membres du Syndicat des travailleurs de la Sonatel (SYTS), en plus « de couler l’entreprise et de les conduire à la précarité », les projets d’Orange vont provoquer « la perte de souveraineté de l’Etat sur l’exploitation des réseaux de Sonatel ». Plus grave, le SYTS évoque « des risques sur la protection des données personnelles et sécuritaires du pays ».

Mon commentaire :

Je salue cette prise de position en tous points justifiée, en particulier sur le plan de l’externalisation de certaines fonctions de la Sonatel. Parce qu’elles concernent des attributions de base d’un opérateur et qu’elles sont attentatoires aux compétences et au professionnalisme de son personnel, ces externalisations doivent être rejetées. La formation et la reconnaissance des compétences du personnel que je propose parmi les fonctions essentielles de l’opérateur, répondent aux questionnements exprimés dans l’information par ses représentants, en premier lieu par le syndicat SYTS.

A Strasbourg, le 23 septembre 2014
Jean-Louis Fullsack

Fin de l’information « Sénégal : Sonatel et le retour de l’Etat »

La BAD explore des financements innovants des infrastructures

Le document qui suit date d’un an, mais le thème qu’il aborde -le financement des infrastructures en Afrique- garde toujours une brûlante actualité.
Le Centre d’études sur la Synergie inter-réseaux (CESIR) a transmis ses propositions à la BAD ; elles sont cependant restées sans réponse.

L’information :

Source : Agence Ecofin – www.agenceecofin.com/investissement/1607-12438

La BAD réunit les institutions africaines pour explorer les financements innovants des infrastructures
• mardi, 16 juillet 2013 07:26

(Agence Ecofin) – Donald Kaberuka, président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine (CUA) et Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA) se réuniront ces 19 et 20 juillet à Tunis autour d’une table ronde sur le thème «Financer la transformation de l’Afrique». Ibrahim Assane Mayaki, directeur général de la planification et de la coordination du NEPAD, les secrétaires généraux de toutes les Communautés économiques régionales (CER) et les dirigeants des institutions financières de développement sous régionales africaines (IFD) prendront également part à la rencontre.

«Nous avons besoin d’optimiser l’impact des différentes initiatives dans un cadre collectif et coordonné», a déclaré Carlos Lopes. La réunion explorera notamment les solutions innovantes visant à accroitre le financent de l’infrastructure africaine, conformément à la « vision de l’Afrique pour les 50 prochaines années. »
Les modalités du Fonds du cinquantenaire du continent de la BAD (Africa50 Fund) adoptées par le conseil des gouverneurs, seront aussi débattues ainsi que les démarches en cours telles que le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et autres initiatives des Communautés économiques Régionales (CER).

Commentaire du CESIR de cette information :

«Nous avons besoin d’optimiser l’impact des différentes initiatives dans un cadre collectif et coordonné», a déclaré Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.

Le CESIR salue cette exhortation du Responsable de l’UNECA car elle rejoint précisément les recommandations-clés de la méthodologie de la Synergie inter-réseaux (SIR) que le CESIR s’efforce de promouvoir tant auprès des institutions africaines –y compris la BAD- et de leurs responsables, qu’auprès des institutions de l’Union européenne en charge du Développement et de son financement et de la Banque mondiale, ainsi qu’auprès de l’UIT. Cependant, aucune de ces institutions ni aucun de leurs responsables n’ont daigné donner une suite concrète à notre démarche.

C’est pourquoi le CESIR renouvelle sa démarche, cette fois-ci plus particulièrement –sans toutefois en exclure les institutions citées- auprès de l’UNECA en demandant à son Secrétaire exécutif et à ses collaborateurs directs de bien vouloir prendre contact avec le CESIR afin de prendre connaissance
1- du concept de la Synergie inter-réseaux, qui identifie le ou les réseaux d’infrastructures présentant un potentiel de synergie avec d’autres réseaux d’infrastructures –en particulier ceux des télécommunications- dans l’espace géographique d’étude ou de projet donnés, et évalue les bénéfices financiers et économiques résultant de leur interaction tant à l’investissement par effet de mutualisation des ressources, qu’au fonctionnement par fertilisation croisée des usages des diverses infrastructures dans l’espace considéré ;
2 – de sa méthodologie d’application qui est basée, dans sa phase initiale, sur la mise en place de ce « cadre collectif et coordonné » que demande Monsieur le Secrétaire exécutif de la Commission, sous la forme d’un groupe de travail intersectoriel représentant les responsables des diverses infrastructures (transports, énergie, télécommunications, eau et assainissement, oléo-et gazoducs, etc …), existantes et en projet, dans l’espace géographique concerné et impacté par un projet d’infrastructure donné. L’activité de ce groupe de travail permettra d’optimiser tout projet d’infrastructures, de le coordonner avec les infrastructures existantes et projetées, et de le valider auprès des autorités nationales ou régionales concernées.

Pour tout projet d’infrastructure de télécommunications, l’application systématique de la méthodologie SIR préconisée par le CESIR permet à la fois
- de viabiliser ce projet d’infrastructure respectant sa démarche, en intégrant ce projet dans le cadre des infrastructures générales existantes ou projetées, et en coordination étroite avec celles-ci (par exemple cartographie et système d’information géographique, SIG, communs),
- de limiter en conséquence le montant de l’investissement nécessaire en évitant tout doublon ou recouvrement (« overlapping ») inopportuns,
- de lui assurer un optimum de fiabilité en en diminuant les risques éventuels, et de diminuer par conséquent les charges financières de l’emprunt nécessaire à son investissement,
- de garantir un optimum d’interfonctionnement entre l’infrastructure projetée et l’ensemble des infrastructures générales existantes et projetées recensées, et par conséquence de promouvoir et maximiser les effets bénéfiques –sociaux et économiques- de la fertilisation croisée entre l’infrastructure projetée et tout ou partie des infrastructures existantes et projetées dans l’espace géographique impacté par celle-là, et enfin
- de conférer à tout l’espace géographique impacté par le projet ainsi intégré, les garanties de pérennité et de contribution maximale et optimale au développement économique et social non seulement de l’espace géographique impacté, mais au Pays entier, voire à la Communauté économique régionale (CER) dont il fait partie.

La SIR repose sur un concept et une méthodologie élaborés au cours de la décennie 1990-2000 et son intérêt a été confirmé par la Président de la Commission du Développement du Parlement européen après une étude économique et financière portant sur les infrastructures inscrites au 8ème Fonds européen de développement (FED). Cette étude a valorisé l’économie réalisable en termes d’investissement de réseaux de télécommunications en Afrique, à un montant compris entre 300 et 650 millions d’euros (fonction du degré d’intégration du projet en grande partie lié au stade du projet où la démarche SIR est appliquée) par la seule synergie entre les réseaux de télécommunications à construire impérativement à court ou moyen termes d’une part, et les réseaux routiers inscrits dans le 8ème FED d’autre part.

La SIR a ainsi validé son bien-fondé, en même temps qu’elle a démontré son efficacité en tant que mécanisme de financement innovant. D’ailleurs, la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie et le Pacifique ne s’est pas trompée sur l’intérêt fondamental que présente la SIR, même réduite à la seule interaction entre réseaux de télécommunications et réseaux routiers structurants (« highways »), comme l’a montré la présentation par la responsable de sa Section TIC et Développement, Madame Tiziana Bonapace, lors du dernier Forum du Sommet mondial de la société de l’information (SMSI) à Genève en mai 2013 Session Ligne d’action C-2). L’ESCAP a ainsi prescrit une démarche obligatoire de concertation systématique entre auteurs de projets des deux secteurs afin de déployer avec un maximum d’économie financière les futurs réseaux à haut débit (« broadband backbones ») dont l’Asie et le Pacifique ont besoin.

Le CESIR pense que cette démarche de l’UNESCAP doit non seulement être transposée à l’Afrique, mais qu’elle doit être enrichie et complétée par l’ensemble des interactions prévues par la démarche SIR entre réseaux d’infrastructures, quelle qu’en soit leur nature, afin de tirer un bénéfice maximal en termes financiers mais aussi, et au-delà, en termes de développement, volontaire, planifié et non subi, des pays africains.

La démarche SIR donne ou restitue ainsi à ces Etats une partie de leur souveraineté et un moyen de l’exercer au profit de leur économie et de leur population.

Le CESIR se tient à la disposition pour tout échange sur la thématique, cruciale et innovante, avec le ou les responsables des secteurs et programmes d’infrastructures de l’UNECA et de la BAD, afin de contribuer dans la mesure de ses moyens à l’application du concept et de la méthodologie dans le déploiement coordonné et optimisé des infrastructures de toute nature notamment en Afrique.

A Strasbourg, le 21 juillet 2013
Jean-Louis Fullsack jlfullsack@orange.fr
Président du CESIR www.cesir.net
Ancien Coordonateur de projets de l’UIT (1978-1998)
Pour ce qui concerne les nouveaux mécanismes de financement, voir aussi le document ci-après
Source : http://www.afdb.org/fr/news-and-events/article/holding-excess-foreign-reserves-versus-infrastructure-finance-what-should-africa-do-12309/ :

Réserves de changes excédentaires vs financement des infrastructures : que doit faire l’Afrique ?
26/09/2013

Le besoin en infrastructures de l’Afrique exige d’engager une réflexion innovante sur les mécanismes de financement. Actuellement, un vif débat porte sur l’utilisation des réserves de change pour financer ces infrastructures. Les réserves en devises ont été analysées selon différents angles : en tant qu’outils de politique monétaire, de gestion de la dette et /ou comme des actifs nationaux de développement économique.

Cet article traite des questions suivantes : quels sont les objectifs de la gestion des réserves de change ? Quels sont les niveaux de réserves de change dans les pays africains ? Ces réserves sont-elles suffisantes ? Quels sont les mécanismes novateurs qui en améliorent la gestion ? Combien peut-on investir dans le financement des infrastructures en Afrique ?

L’étude a procédé à :
( i) la collecte des données sur les réserves de change et les ratios à partir des bases du FMI, de la Banque mondiale et de la BAD ;
(ii) l’estimation du niveau des réserves de change de ces pays, en se basant sur deux techniques communément utilisées — la métrique traditionnelle de couverture des importations (3 mois) et la méthode Wijnholds et Kapteyn (WK) ;
(iii) l’estimation, ensuite, des réserves de change excédentaires et du coût social de la détention des excédents, comparés à d’autres opportunités d’investissement, telles que les infrastructures en Afrique.

Sur la base de ces estimations, l’étude a montré que :

(i) les pays africains ont conservé des réserves de change excédentaires de l’ordre de 165,5 à 193,6 milliards de dollars EU en moyenne par an entre 2000 et 2011. C’est largement plus que le déficit de financement des infrastructures du continent, estimé quant à lui à 93 milliards de dollars EU par an ; et
( ii ) comparé aux investissements alternatifs dans les infrastructures nationales, détenir des réserves excédentaires implique également un coût social moyen de 1,65 % du PIB maximum par an. Ces résultats font écho à la position de Stiglitz (2006), qui a estimé que le coût social total lié à la détention de réserves excédentaires s’élève à 300 milliards de dollars EU environ par an dans les pays en développement, ce qui correspond approximativement au volume des ressources dont ils ont besoin pour financer des investissements de base afin de répondre aux Objectifs du millénaire du développement (OMD.

Ces analyses indiquent qu’il est possible d’utiliser ces réserves excédentaires à travers des véhicules d’investissement novateurs, pour compléter d’autres sources de financement tout en mettant l’accent sur les projets d’infrastructure économique ayant un impact régional.

Mon commentaire :

Voici une intéressante contribution à la problématique du financement innovant du développement et plus particulièrement de celui des infrastructures. Ce financement innovant concerne aussi les infrastructures des télécommunications, telles que le réseau panafricain Panaftel 2.0, que je propose au SMSI (Forum du SMSI 2013, Session Ligne d’action C-2).

Le mode de financement suggéré par cet article n’avait pas été identifié par les « spécialistes », autoproclamées ou cooptés, du Groupe de travail sur les mécanismes financiers (GTMF), mis en place durant la deuxième phase du SMSI (2004-2005) par ses organisateurs, notamment l’UIT et l’UNCTAD. La suppression de ce Groupe de travail, malgré ses faiblesses et son « inspiration » très limitée et conformiste, a été une grave erreur des trois agences onusiennes en charge du SMSI, le PNUD, l’Unesco et l’UIT, car de ce fait, le Plan d’action de Genève (PAG) qui a fixé les objectifs à atteindre par le processus du SMSI, a été privé de son volet « ressources de financement », perdant ainsi toute crédibilité.

C’est la raison pour laquelle je demande à chaque Forum annuel du SMSI, la (re-)création d’un Forum sur les mécanismes de financement du Plan d’action du SMSI (FMF), à l’instar du Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI). Sans aucune suite …

 

Nairobi et ses réseaux métropolitains

L’information

trouvée dans ma Base de données “Réseaux en Afrique” et datée de plus d’un an, elle est symptomatique des problèmes propres à l’Afrique, même dans les pays les plus emblématiques :

Source : Balancing Act Newsletter

MTN Kenya ditches partners and pursues independent fibre rollout in Nairobi

16 Apr 2013

MTN Business Kenya has revealed that it has rolled out its own fibre-optic network within Nairobi, dropping two of its four established infrastructure providers in the process. The East African reports that MTN firm has been leasing fibre capacity from Kenya Data Networks (KDN), Telkom Kenya, Jamii Telecoms Limited (JTL) and Wananchi Group, but has grown dissatisfied with the poor network quality being offered. Although it is not clear which two companies have seen their agreements terminated, Tom Omariba, MTN Kenya’s managing director, noted that the two remaining infrastructure providers will continue to offer capacity in areas where MTN has yet to extend its fibre footprint. He said: ‘A provider will be retained depending on historical evaluation of quality of service and uptime, it is not a blanket decision. We had to build our own fibre cable; we tried to switch providers to see if this could improve the quality of our service to clients, but it didn’t work. Some of our clients are multinational firms who want the same quality of service they experience in other parts of the world. The only way to guarantee this is to look for a permanent solution’. The new fibre network is also expected to provide MTN with a new revenue stream, allowing it to lease excess capacity to other providers.

Même info, reprise dans la Lettre mensuelle de Balancing Act, Issue n° 651, April 19th, 2013 :

MTN Kenya drops partners and lays own fibre cable in Nairobi

MTN Kenya has built its own fibre optic cable within Nairobi, dropping two of its four Internet infrastructure providers.
(Note 1)

The firm has been leasing fibre optic capacity from Kenya Data Network (KDN), Telkom Kenya, Jamii Telecoms and Wananchi Group. The company says it installed its own cable because of the poor network quality by some of the providers that was affecting its service delivery.
MTN is the second telecoms operator, after Safaricom, to build its own network and drop some of its providers.

Safaricom terminated a contract with KDN and is currently laying a Ksh14 billion ($165.3 million) inland fibre across Kenya.

Tom Omariba, MTN’s managing director for Kenya said the two remaining Internet infrastructure providers will offer capacity in areas where it is yet to extend its fibre network.
MTN Group is Africa’s largest telecoms operator with more than 130 million cellular subscribers in the region and in the Middle East, and its latest move is seen as an effort to protect its turf from Liquid Telecoms that recently acquired KDN.
“A provider will be retained depending on historical evaluation of quality of service and uptime, it is not a blanket decision,” said Omariba. “We had to build our own fibre cable; we tried to switch providers to see if this could improve the quality of our service to clients, but it didn’t work.”

The cable will provide MTN with a new revenue stream as it will be able to lease the excess capacity to other providers.
Quality of service has become a major customer acquisition and retention factor to operators. In addition, regulator Communication Commission of Kenya (CCK) is seeking heavier penalties against operators who fail to meet the industry’s standards.
CCK fines companies Ksh500,000 ($6,000) for breach of quality of service standards, and the government aims to raise the fine claiming the current penalty is too lenient and ineffective.
“Some of our clients are multinational firms who want the same quality of service they experience in other parts of the world. The only way to guarantee this is to look for a permanent solution,” said Omariba.

Source: The East African (www.theeastafrican.co.ke/)

Mon commentaire :

Note 1 : Aucune indication du coût de cette opération.

Le Kenya devient ainsi un parc de safari pour les investisseurs en fibres optiques ! Fini le temps où on investissait dans l’infrastructure, nécessaire et unique, en vue d’assurer un service enrichi et de qualité !

Alors que, comme annoncé à sa création, KDN devait être un réseau d’opérateurs (carrier’s carrier) quasi public qui rendrait inutiles d’autres investissements d’artères FO, l’actualité nous révèle que la doxa néolibérale se porte toujours bien au Kenya ! Opinion exprimée par Balancing Act : « KDN which seemed to have the wind in its sails, now seems becalmed …”

Cette anarchie d’investissements est aussi discutable sur le fond :
Des recherches sur Internet montrent que c’est un investisseur privé kenyan (par ailleurs président de l’Association patronale de l’industrie du Kenya), Richard Bell, qui a fondé KDN en 2001… pour le revendre en 2004 à Swift Global Kenya. Par contre, on ne trouve aucune info sur les montants des deux opérations ni –en conséquence- sur le bénéfice réalisé par l’homme d’affaires ! Tout ce que j’ai pu apprendre, c’est que le réseau urbain de KDN à Nairobi semble avoir coûté environ 10 M$.
Outre le réseau métropolitain de KDN qui vient de passer sous le giron de Liquid Telecom (3ème propriétaire !), Nairobi dispose de deux autres réseaux métropolitains supplémentaires :
- le réseau métropolitain du réseau dorsal FO de Safaricom,
- le réseau MTN.
Notons que les deux opérateurs qui les ont réalisés ont justifié leur investissement par la mauvaise qualité et le manque de fiabilité du réseau KDN qu’ils utilisaient.

Ces trois réseaux sont indépendants et n’offrent aucune redondance réciproque. Investisseurs publics et privés et opérateur privés ont donc dépensé plus de vingt millions de dollars qui ne présentent aucune valeur ajoutée en termes de réseau métropolitain.

Dans ce cas on peut aussi déplorer la faiblesse des autorités nationales et locales, et en particulier du régulateur, la Communications Commission of Kenya, CCK.
Celle-ci aurait dû interdire (avec l’appui des autorités municipales de Nairobi) ces investissements en zone urbaine, et proposer en contrepartie une remise à niveau du réseau existant ex-KDN, voire son extension le cas échéant là où le besoin et les prévisions le justifient. Confié à un opérateur gestionnaire de réseau qui en assure l’exploitation, la maintenance et le développement, et ouvert sans discrimination aux opérateurs présents, ce véritable Réseau métropolitain unique aurait pu être une réussite exemplaire sur le plan économique comme sur le plan de la desserte en haut débit de la capitale kenyane. Dans ce cas, le Réseau métropolitain de Nairobi aurait été une référence pour toute la sous-région.

En attendant, le Kenya est toujours « le bon élève » des institutions financières internationales, Banque mondiale en tête …

 

Le développement des téléciommunications en Afrique : une étrange ode à la Chine

L’information :

Source : Balancing Act Dernières – Edition Française, 4 septembre 2014 – No 226

Afrique: Télécoms – la Chine joue un rôle prépondérant dans le développement du secteur

Ces dernières années une évolution prodigieuse est constatée dans la croissance des télécommunications en Afrique, notamment avec l’augmentation du nombre d’utilisateurs et une baisse des frais d’Internet. La Chine a contribué efficacement à ce développement rapide.

« La Chine, permet un meilleur développement de cette industrie en Afrique », estime Hamadoun Toure (Note 1), secrétaire général de l’association (Note 2) internationale des télécommunications, cité par Afrique Inside.

Pour sa part, Zhao Houlin, vice-secrétaire général de l’association internationale des télécommunications relève : « On doit le développement des télécommunications en Afrique, au partenariat avec des entreprises chinoises (Note 3), ces dernières détenant la moitié des parts du marché africain en tant que fournisseur. Dans certains pays africains, ce taux s’élève même à 70% »

L’apport des Chinois dans la croissance des télécommunications en Afrique a permis de casser le monopole détenu dans le continent depuis des années par les géants des télécoms occidentaux (Note 4). Les Chinois ont contribué à faire baisser le prix des communications, indique un rapport rendu public par une structure américaine en 2011 (Note 5). Cela dit, il faut souligner que la Chine n’est pas le seul pays à s’intéresser au secteur des télécommunications en Afrique. Des compagnies du Japon, du Brésil ou encore de l’Inde ont elles aussi affiché leurs objectifs d’investir dans le continent.

D’après les prévisions de la Conférence des informations et des technologies des télécommunications en Afrique, qui s’est tenue l’année dernière, le nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles en 2012 a atteint 761 millions (Note 6). Ce chiffre devrait atteindre plus d’un milliard en 2015, alors qu’en 2020, 80% des Africains auront accès à Internet.

Selon des experts, cette impressionnante évolution est due à la réforme sur les télécommunications menée dans plusieurs pays, l’ouverture du marché et l’entrée des géants internationaux dans ce secteur, mais aussi aux soutiens et aides accordés par des pays étrangers. Le journal East African justifie cette évolution au fait que plusieurs centres de recherche et des filiales de Nokia, Siemens (Note 7) et Vodafone fleurissent déjà un peu partout sur le continent africain.

Hormis les pays occidentaux qui investissent dans les télécommunications en Afrique, d’autres entreprises s’emploient aussi à développer ce secteur porteur. C’est le cas de la filiale nigériane de l’opérateur émirati Etisalat qui a annoncé en début août la vente de 2 136 de ses tours télécoms au groupe IHS, spécialisé dans la gestion de pylônes en Afrique. Le montant de l’opération pourrait atteindre 400 millions de dollars. Elle porterait à 6 540 le nombre de tours possédées et gérées par IHS au Nigeria. Il s’agit ainsi de la première transaction d’envergure de ce type pour un opérateur mobile au Nigeria. IHS s’est engagé de son côté à investir 100 millions de dollars dans ces tours qui devraient être dotées de générateurs plus perfectionnés ou de batteries plus performantes. (Note 8)

« La décision de vendre nos infrastructures à un partenaire commercial expérimenté comme IHS s’inscrit dans notre stratégie d’étendre la couverture et les capacités de notre réseau », a expliqué le directeur général d’Etisalat Nigeria, Matthew Willsher. Cette cession-bail permet aussi au groupe de réduire les coûts de fonctionnement de ces tours. De cette manière, Etisalat peut concentrer ses efforts à améliorer son réseau et à accélérer le déploiement de la 2G et de la 3G au Nigeria.
(Note 9)

Signalons qu’Etisalat est une société en plein essor en Afrique et ailleurs. Elle est actuellement présente dans 19 pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient. En novembre de l’année dernière, après des mois de tractations, Vivendi annonçait, dans un communiqué, la vente de sa participation de 53% dans Maroc Telecom au groupe Etisalat, pour la somme de 4,2 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires du groupe émirati s’élève à 9 milliards de dollars.

Source : Dépêches de Brazzaville. – Par Nestor N’gampoula 28 AOÛT 2014

 

Mon commentaire :

Note 1 : On aimerait bien connaître ce qu’entend M. Touré par « un meilleur développement » ? Est-il vraiment conscient de ce qu’il affirme ? On pourrait en effet rappeler qu’avant d’être Secrétaire général de l’UIT, il en était le Directeur du Bureau du développement (UIT-D) depuis 1998, ce qui lui confère une certaine part de responsabilité dans le mal-développement des réseaux africains, implicite dans son affirmation. Notons plus simplement que plus de 50 ans après les indépendances des Etats africains, et autant d’années de « développement » sous l’égide de l’UIT, le continent n’a toujours pas un réseau panafricain qui les interconnecte.

Note 2 : Non, M. le journaliste : l’Union !

Note 3 : M. Zhao, de nationalité chinoise, devrait s’exprimer de manière plus neutre en sa qualité de haut-fonctionnaire international. Il devrait aussi se rappeler la corruption qui accompagne ces « partenariats » et les nombreux contrats « clés en mains », sans compter ces « mégaflops » dans les réseaux africains, en RDC, Ouganda, Cameroun, etc … La quasi-totalité est le fait des deux géants chinois des télécoms et de l’Internet, Huawei et ZTE.

Note 4 : Cette affirmation est paradoxale voire contradictoire. « Les occidentaux » se faisaient une concurrence souvent dure sur les marchés africains, à travers leurs grands constructeurs : la situation était donc tout sauf monopolistique. Si monopole il ya en Afrique, c’est bien depuis que les deux géants chinois se partagent le marché ! D’autant plus que la quasi-totalité des contrats est de type clé en mains et sur crédits fournisseur !

Note 5 : On notera la concision du journaliste quant à ses sources d’information … Il devrait ajouter, en outre, la qualité des communications. Car l’Afrique détient le triste record mondial absolu en termes d’indisponibilité des réseaux et de médiocrité de leur qualité de service. Sans compter qu’elle détient aussi le record mondial … des coûts des communications !

Note 6 : Cette information est littéralement fausse : le nombre mentionné indique en fait le nombre de cartes SIM. Et l’on sait que la grande partie des propriétaires de cette carte ont une ou deux autres cartes pour diverses raisons (coûts des communications et pannes de réseau d’opérateur notamment). Ceci étant, le « portable » est le plus souvent partagé avec des proches.

Note 7 : La société Siemens n’a plus d’activités télécoms (elle a été cédée à Nokia), et dans toute l’Afrique subsaharienne on ne compte que cinq ou six établissements de recherche. Par contre, il faudrait mentionner l’éclosion de grands opérateurs mobiles panafricains, dont le plus emblématique est MTN qui rivalise aisément avec ses homologues du « Nord ». Tout comme on pourrait évoquer la création et l’essor fantastique d’un réseau d’échanges financiers par communications mobiles né au Kenya et maintenant étendu à travers une grande partie de l’Afrique subsaharienne.

Note 8 : Le transfert des « tours » des opérateurs de téléphonie mobile à des sociétés détenues par des holdings de capital-risque n’apporte strictement rien au développement des réseaux. Au contraire, ce transfert prive les opérateurs de la maîtrise technique et stratégique de leur réseau, sans compter la perte de compétences de son personnel. Il donne lieu à des licenciements en nombre de techniciens et de cadres, comme en Afrique du Sud, au Nigeria, en Guinée, etc.

Note 9 : : A qui peut-on faire croire qu’en abandonnant son infrastructure un opérateur mobile réussit à « améliorer son réseau » ?
Note conclusive :

En conclusion, et à la suite aux remarques exprimées dans les notes ci-dessus, on est redevable à Balancing Act de l’article des Dépêches de Brazzaville pour notre information, tout comme il le fait depuis des années. On regrettera cependant qu’il n’y ait pas un espace pour permettre une discussion, une analyse critique et des contributions positives aux informations rapportées. Cette lacune permet à des informations –aussi indigentes et discutables que celle de l’article présenté ici- de rester incontestées « dans le circuit de communication », et donc d’être considérée comme pertinente. Car pendant ce temps, la « com » des lobbies chinois est très efficaces auprès de l’UIT comme on l’a vu ici, mais aussi auprès de la presse africaine. Faites une recherche sur la toile et vous trouverez une douzaine d’articles « de presse » sur le même thème, tous plus ou moins copiés-collés du communiqué de l’agence Xinhua. Les Dépêches de Brazzaville n’ont –hélas !- pas dérogé à ce constat,
On pourrait dès lors se demander si, pour des raisons éthiques, certaines « informations » méritent vraiment d’être rapportées par des journalistes ou des « diffuseurs » comme Balancing Act.

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Vous êtes sur le site de Jean-Louis Fullsack, expert en réseaux de télecommunications. Vous y trouverez une lecture critique de l’actualité des réseaux, et en particulier des articles relatifs à l’économie des réseaux en Afrique. Vos commentaires et analyses sont les bienvenus. Bonne lecture!